World Class Manufacturing

WCM : World Class Manufacturing

World Class Manufacturing (WCM) est un système de management complet destiné à améliorer la performance de l’entreprise par l’élimination des pertes. Les ressources sont focalisées sur la réduction des pannes, l’amélioration de la qualité, la satisfaction du client et l’amélioration de la productivité
La puissance de la méthode WCM provient de l’implication des équipes.

 

Le système WCM est généralement reprèsenté par:

Le_temple

Chaque entreprise adapte son modèle avec les outils qui conviennent à sa culture et son métier.

Notre objectif est de développer l’autonomie de vos managers, les rendre capables de conduire l’amélioration continue et permanente de votre entreprise.

 

L’objectif de ce blog est de partager, de donner, d’enrichir la connaissance mutuelle, de développer la culture WCM en France car je suis persuadé que c’est un système qui peut aider notre industrie à exister durablement.

Reprise d’activité du blog SBC

WCM : World Class Manufacturing

Bonjour à tous,

Après plusieurs mois de silence pour cause de vadrouille autour du monde en famille, j’ai décidé de reprendre ce blog et de le faire vivre à nouveau. J’espère et je souhaite qu’il soit le théâtre d’échanges autour de l’entreprise, des hommes qui la compose, de sa performance et plus largement de son rôle dans notre société.

Personnellement, je reprend une activité professionnelle semblable à celle que j’avais avant mon année de voyage: consultant et formateur indépendant au service des entreprises. Mais dans un contexte différent puisque j’exerce au Maroc : culture, comportements, objectifs différents.
Je trouve beaucoup d’intérêt à promouvoir l’esprit WCM dans ce contexte différent :  cela permet de vérifier que les fondamentaux fonctionnent en toutes circonstances et même de les approfondir, de leur donner un sens plus complet. Je garde un lien fort avec la France, la structure SBConsultants fonctionne toujours et je garde des liens très étroits avec l’Ecole Centrale de Paris.

 

Pour cette reprise, je vous propose un exemple vécu d’une grande entreprise Française (dont on taira ici le nom par humilité, car les choses dont on parle ici ne sont pas aisées, et l’erreur fait partie de la vie, elle est source de progrès) pour montrer que le WCM et toutes les démarches de progrès ne sont pas que des boites à outils, des méthodes.

Ci-après, un premier texte, extrait d’un discours de Mr V., directeur:

« Aujourd’hui, les entreprises qui réussissent le mieux dans le monde sont celles qui engagent des relations sociales gagnant/gagnant. Nombreuses sont les directions d’entreprises qui développent ce type de relation « Lean Management » mobilisant tous les niveaux de l’organisation où chacun doit se sentir propriétaire de son poste.
Il s’agit en fait d’un « management orchestral ». Le « patron » agit tel un chef d’orchestre qui fait jouer tout l’orchestre dans le système d’excellence de l’entreprise. Il doit être capable de former ses employés afin que chacun, à son niveau, puisse contribuer au progrès de l’entreprise.
Pour être pérenne, le Lean management doit être mis en place dans une entreprise « équitable » afin d’emporter l’adhésion de tout le personnel et unir toutes les forces individuelles. Une entreprise « équitable » veille à une juste répartition des gains entre les salariés, l’entreprise et les actionnaires. Cette équité est indispensable pour permettre à l’entreprise de développer un Lean « durable ».
C’est possible si les directions générales développent une vision à 10 ans, mobilisatrice, qui entraîne tous les salariés, définisse aussi les valeurs de l’entreprise, les codes de bonne conduite pour y parvenir, à savoir les attitudes managériales et les comportements pour tous. Le but est d’avoir l’adhésion des clients, des salariés, des fournisseurs, des actionnaires, de l’environnement. Avec vision et valeurs, chacun sait dans quelle entreprise il est : dans une entreprise « éthique » qui s’inscrit dans la durée ou dans une entreprise « voyou » sans avenir, qui fait des coups, de la casse sociale et des sous pour quelques-uns. »

 

Maintenant, le compte rendu d’un de mes élèves de Centrale suite à une visite d’usine de ce même groupe (avec autorisation de celui-ci):

«  L’usine est impressionnante, on a pu voir les différentes étapes de la production. C’est grand, ça va vite, et on voit que les flux sont bien gérés, avec un petit train qui fait le tour et ré-approvisionne les postes avec des petits conditionnements (comme chez xxx). La visite s’est bien passée, jusqu’à l’intervention d’une personne, qui a commencé comme Responsable d’Unité, puis est passée au bureau des méthodes… Son discours était ma-gni-fique!! Ca a commencé par « vous savez, aux méthodes, on cherche à gagner en productivité, donc à réduire les coûts, ce qui passe par pas mal de réduction de personnel ». Du coup, je lui ai demandé si c’était encore la mentalité chez yyy, ou si ça date d’il y a 10 ans. Elle m’a répondu « mais, vous ne vous rendez pas compte des problèmes de marge dans notre secteur. Il faut absolument réduire les coûts, qui viennent en grande partie de la main d’œuvre, sinon on va tout délocaliser dans les Pays de l’Est »
Elle nous a ensuite dit que Responsable d’Unité était un super métier, parce qu’il faut beaucoup travailler avec les hommes. Du coup, j’ai demandé s’il y avait de l’implication du personnel, et en particulier s’il y avait des points 5′ en début et fin de poste. Elle a répondu que « non, on ne peut pas se permettre de perdre 5′ en début et fin de poste, il faut produire ». Elle a aussi expliqué que certains employés ne voulaient pas changer de poste et devenir polyvalent, et que tant pis, on ne peut rien y faire.
Au final, le discours tenu était catastrophique. Je ne suis largement pas le seul à avoir été choqué. Mais je pensais sincèrement que je n’entendrais jamais ça, et que tout le monde avait compris qu’on ne pouvait plus raisonner comme ça! Je me disais que si …. s’étaient mis au 5s, au tableau de pilotage ou au point 5′, alors tout le monde devait être en train d’évoluer. Après tout, une usine vieillotte dans un coin paumé n’est pas ce qu’on imagine être l’industrie la plus moderne en terme de management. Alors qu’en fait si, ils sont bien en avance sur certains! »

 

Bien sur, ce n’est pas une étude exhaustive par des experts avec du temps … Mais le rapprochement est saisissant :

On peut donner l’impression de faire du Lean, d’utiliser à merveille tous ses outils puissants avec des résultats. On peut prêcher être une entreprise humaine qui développe participation et développement du personnel.

Mais l’esprit profond du Lean, du WCM n’est pas présent sur le terrain et dans toute la ligne hiérarchique. Cela signifie que le système industriel n’est pas robuste, et qu’au moindre changement de personne, de mode, de contexte externe ou interne, le système ne reposant que sur quelques individus, il s’écroulera et toute l’entreprise sera éventuellement en danger.

Le lean / WCM est connu pour ces méthodes: son système opérationnel mais c’est oublier que c’est d’abord les valeurs humaines d’un collectif qui façonnent les modes de management, les comportements sur toute la ligne hiérarchique, une culture d’entreprise (même si la culture est avant tout affaire de nation). Et si on parle de valeurs de l’entreprise, on ne peut alors éluder la question sur le rôle de l’entreprise qui est sous-jacente.

Pour en discuter

Serge

 

Comment les 5S préparent le système de management

5S Pas de commentaires »

Nous faisons tous du 5S (parfois seulement de l’ordre propreté rangement), Nous affirmons tous que c’est très important, essentiel.

Les 5S n’attaquent aucune perte clairement identifiée. Ils ne s’inscrivent pas facilement dans l’état d’esprit de management déterministe de WCM. Il est impossible de prévoir les gains, la réduction de pertes atteignable. A la fin d’un cycle 5S, il est en général possible de mesurer des gains, pas systématiquement et le rapport Bénéfice / Coût n’est pas bon.

Les 5S sont pourtant indispensable et un fondations de tous systèmes d’amélioration car ils permettent d’introduire nombre d’outils et de démarches à chacune des étapes:

Ce qui permet de mettre en place une grande partie du système de management de terrain, le système physique tel que représenté ci-après, mais surtout les compétences et les comportements des managers de terrain: le système humain.

Les différents chantiers des différents piliers, les actions de verrouillage des analyses de problèmes, des réunions du matin, des propositions d’amélioration viennent enrichir en permanence les 3 poles du management de terrain:

  • Gestion de la performance
  • Application des standards
  • Gestions des compétences

Les managers, de tous niveaux, doivent avoir eux aussi leurs standards, actions régulières planifiées qui assurent l’efficience du système. Quelques exemples de standards:

  • Relevé horaire des tableaux de gestion de la performance, avec action correctrice pour les chefs de poste
  • Réunion du matin pour les chefs de services, adjoints, …
  • Tour d’atelier biquotidien pour les chefs de service
  • Réunion hebdomadaire de pilotage du changement
  • Etc.

Conclusion: Les 5S, bases des systèmes d’amélioration permettent de

  • Développer de l’implication de tous le personnel
  • Mettre en place de la notion de standard de travail: la façon de faire la plus efficiente partagée par tous
  • Amener le système de management à jouer pleinement son rôle: faire respecter les standards, améliorer les standards et piloter le changement

Sur ce dernier point, je suis toujours surpris de constater que les managers attendent que quelqu’un prennent en charge les modifications matérielles et améliorations à leur place. C’est le rôle du manager de terrain que de faire changer les choses, de trouver les moyens pour changer les conditions de travail et mettre en place les aménagements nécessaires.

Le changement doit se voir, ce n’est pas qu’une abstraction intellectuelle !!

Le management par Piliers

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Les piliers du WCM représentent les différentes approches, philosophies et outils que doivent déployer les entreprises WCM. Les piliers ne doivent pas être confondus avec le management « classique » par service. L’objectif n°1 du management par pilier, par méthodologie, permet de faire tomber les barrières, les frontières existantes entre les services, pour se focaliser sur les problèmes, pertes et gaspillages de l’entreprise, pour se concentrer sur la création de valeur pour le client.

Le rôle du responsable de pilier sera donc de promouvoir les méthodes, la culture de son pilier dans l’entreprise, de faciliter la mise en application par des formations adéquates, d’aider les pilotes de chantier.

Par exemple, le responsable du pilier satisfaction clients, aidera son collègue de la maintenance a mettre en place un système d’approvisionnement des huiles et graisses en flux tendus. Le responsable du pilier MA, aidera son collègue de la qualité sur un chantier MA sur une machine de contrôle qualité. 

Pour l’aider à construire son pilier, chaque responsable de pilier doit s’appuyer sur un tableau visuel de management de pilier, régulièrement mis à jour. L’utilisation de tableaux visuels permet de s’assurer de la logique déterministe qui doit exister entre l’analyse de la situation, les actions engagées, les indicateurs suivis, les résultats et les actions de verrouillage.

Le tableau de pilier est divisé en colonne correspondant au PDCA

Les 4 lignes sont les 4 axes à développer pour assurer le succès:

  1. Organisation du pilier et leadership
  2. Axe stratégique, concentrer les ressources sur les pertes principales et majeures pour des actions de fonds à partir d’une analyse (exemple en sécurité: analyse des faits accidentels et document unique d’analyse des risques).
  3. Axe terrain et quotidien: développement des outils du pilier au quotidien, assurer une implication à 100% des employés pour éliminer les pertes et gaspillages
  4. Axe compétence: Développement des compétences nécessaires à la vie du pilier, en lien avec les besoins pour éliminer les pertes

 

Tous les tableaux de piliers sont rassemblés dans une salle, au coeur de l’usine: Le cockpit de l’usine.

 

Qui est responsable de quels piliers ?
Pas la peine d’inventer des choses compliquées: raisonner en fonction des compétences existantes. Avec 2 précisions:

- Le responsable du pilier Maintenance Autonome doit être le responsable de production: c’est bien le travail de la production, la MA est leur outil !

- Le responsable du pilier Amélioration Ciblée, doit être, il me semble, le faciliteur de l’usine car ce pilier est très transversal: analyse des faits accidentels, des pollutions, analyse de pannes, des retards clients, … c’est une bonne porte d’entrée pour le rôle de faciliteur qui doit avoir un oeil partout! 

En synthèse du management par les piliers:

-  Management logique, déterministe basé sur des faits,

- Un management par méthodologie pour supprimer le management par territoire et focaliser les ressources sur les pertes et gaspillages

Le pilier Qualité de WCM

Qualité Pas de commentaires »

La vision du pilier Qualité, également appelé Jidoka dans la culture Lean, est de produire et livrer à nos clients externes et internes 100% de produits bons du premier coup.

Les objectifs stratégiques du pilier Qualité (mesurés en ppm):

  • 0 rebuts
  • 0 reprise ou réparation
  • 0 réclamation client

L’objectif est de construire la qualité du produit en détectant les anomalies dans le processus. Mieux vaut arrêter la production plutôt que de produire des pièces non conforme (pour les processus manufacturier)

Les 7 fondations d’un système Qualité:

  • Connaître les normes applicables, les attentes clients, construire le catalogue produits avec les valeur nominales et les tolérances
  • Gérer les instruments de mesure, leur étalonnage, et leur capabilité
  • Établir le système de collecte, alerte (QRQC), analyse et traitement des défauts qualité internes: rebuts et retouches
  • Établir le système de collecte, analyse, traitement des réclamations clients,
  • Établir la matrice QA de priorisation
  • Mettre en place le système de contrôle produit / process: plan de surveillance, carte de contrôle, audit produit/process
  • Mise en place des indicateurs, de leur analyse et du système de management de la qualité: tableau de pilier Qualité.

Les étapes d’un chantier Qualité:

En conclusion, les effets des étapes sur un problèmes:

Lors de la réalisation d’un chantier Qualité, la mise en application de la résolution de problèmes par élimination des causes racines et en particulier l’intérêt porté aux phénomènes physiques est primordial. Pour cela, il faudra utiliser les bons moyens d’investigations du phénomène: caméra haute vitesse, microscopes à …, mesures de précision, ….

Serge

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